Prendre sa propre vague (suivre son rythme)
- marjorie ouellet
- 4 févr.
- 2 min de lecture
Au Costa Rica, j’ai ralenti, j'ai ressenti.
Pas parce que je l’avais décidé (parce que j'étais en mode travail tout de même),
mais parce que tout autour m’y invitait.
Les journées avaient un autre rythme. Moins de pression. Plus d’espace entre les choses.
Et surtout, cette sensation que rien n’avait besoin d’être forcé.
En revenant ici, ça m’a frappée.
À quel point on est souvent pris dans une vague qui ne nous appartient pas vraiment.
Une vague qui nous pousse à nager, nager, nager…pour ne pas couler.
Pour sortir du ripple effect.
Comme si s’arrêter ou ralentir voulait dire prendre du retard.
Comme si ralentir était un risque, et non un refuge.
Mais ce n’est pas tant une question de sortir de la vague.
C’est plutôt de se demander si c'est vraiment la mienne ?
J'apprends à comprendre que ralentir pour soi, pour moi, c'est peut-être faire moins, mais certainement faire et ÊTRE mieux. Mieux alignée, mieux dans ma tête, mieux dans mon corps.
C’est arrêter de me battre contre un rythme qui m’épuise, qui m’essouffle.
C’est écouter quand mon corps me dit c'est assez pour aujourd’hui,
quand l’énergie change, quand l’élan n’est plus là.
C’est accepter que mon rythme soit différent des autres,
qui prennent une vague après l'autre sans se fatiguer,
et que ce soit correct comme ça.
Ce que le Costa Rica m’a rappelée, j’essaie maintenant de l’amener ici, dans mon quotidien.
Choisir MA cadence.
Même quand tout va vite autour. Même si je me sens en retard.
Prendre ma propre vague au lieu de me laisser emporter par celle des autres.
Peut-être que ralentir, finalement,
ce n’est pas aller moins vite...
mais c’est aller au bon rythme. ~ Marjorie








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