Entre nature et démesure

Partage sur mon roadtrip de la 138


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Discussion avec une amie précieuse avant mon départ


Moi: Je me sens dispersée. Trop de choses à gérer. Trop d’émotions pas l’fun à vivre J’ai tellement besoin de me gronder, de me sentir stable. Je suis fragile et une partie de moi voudrait rester dans mon cocon, à la maison.


Amie: Tu sais Marjo, tu peux aussi t’enraciner dans tes jambes.

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Ce qui était pour être des vacances avant et après la retraite de yoga au Havre-Saint-Pierre, s’est avéré une aventure tout en montagne russe. Un voyage entre confort et inconfort, entre résistance et libération.

À plusieurs reprises, sur la route brouillée, souvent déserte, j’ai demandé à l’Univers de me donner quelque chose...n’importe quoi pour me faire sourire, pour m’émerveiller de la nature, de l’humain et de moi-même.



Et cet Univers formidable et puissant m’a bien entendu ! Ses promesses bien tenues m’ont fait verser des larmes de tristesse, de colère, de compassion mais m'ont aussi offertes le cadeau de fous rires thérapeutiques à partager avec d'autres humains merveilleux...

Cette nature m’en a fait voir de toutes les couleurs. Même si c’était gris, la majorité du temps, les touches de violet qui s’accrochaient aux paysages brumeux faisaient entrevoir les possibilités.

J'ai pu mettre plusieurs leçons bienveillantes en pratique et reconnaître des observations qui sont bien décrites ici par une de mes professeures de yoga préférées, Meghan Currie;

[ Lorsque nous ressentons un malaise, notre réaction automatique est d'esquiver, de courir, de se cacher, de distraire, de résister, de protéger et de repousser.

Toutes ces actions créent des contractions et des tensions.

Il y a une citation de Mary O'Malley dans son livre « What's in the Way IS the Way » :

"Ce qui est dans le chemin EST le chemin. Ce que vous expérimentez est une porte vers un endroit plus spacieux. Ainsi, plutôt que de résister à l'inconfort, vous pouvez apprendre à vous ouvrir à ce que vous vivez et à l'explorer, sans avoir besoin que ce soit différent de ce que c'est." ]


Alors, au lieu de fuir, nous pourrions nous rappeler que nous avons toutes les capacités nécessaires pour gérer ses inconforts. Et SURTOUT quand tu ne peux juste pas les fuir et que tu n'as pas d'autres choix que de vivre le ici et maintenant !


Que quoi qu'il en soit, nous devenons plus forts grâce à cela.

Et maintenant, avec le recul , je constate fièrement que j’en suis ressorti plus forte. La nature et sa démesure m’ont autant forcées et supportées dans la libération de plusieurs émotions qui ont été difficiles à vivre durant les dernières semaines.

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La plage de Cap-aux-oies, Charlevoix Dernier arrêt avant la dernière ligne vers la maison



Habillée avec mes jeans volontairement trouées, je descends les marches menant à la plage.

Un cher monsieur, au torse bien velu, me regarde de haut en bas en arrêtant à mes pantalons avec un air malcommode. Je connais ce regard, mon grand-père me l’envoie à chaque fois quand j’arrive accoutrée de la sorte.

- Mais vous avez eu tout qu’un pèlerinage madame !!

- (Sourire) Oh ! Que ! Oui ! Monsieur ! pis j’ai pas mal tout guéri ! ;)

- Sourire

- Sourire





Pour voir un aperçu du voyage, c'est dans ma "want-to-do list" de faire un album sur mon compte Instagram @aqui.y.ahoraa :)

Niaut !

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